L’informatique dans le nuage “Cloud Computing”
On entend parler depuis plusieurs années d’”informatique dans le nuage” ou encore d’”informatique dématérialisée”, traduction de “Cloud computing”. Il s’agit de déporter sur un serveur éloigné le traitement informatique qui jusqu’ici s’effectue sur la machine de l’utilisateur ou du moins sur le serveur de l’entreprise.
Cette informatique dans les nuages est-elle accessible aux associations, aux particuliers ou encore à des services de l’entreprise ou de l’administration?
C’est une évolution majeure de l’informatique qui fait que les utilisateurs ou les entreprises ne sont plus gérantes de leurs serveurs informatique. Ils accèdent de façon souple et évolutive à de nombreux services en ligne sans avoir à gérer l’infrastructure. Les données de l’entreprise et les logiciels sont déportés de l’ordinateur vers le serveur distant, on ne sait où, d’où l’expression “dans le nuage”. Cette configuration nécessite bien sûr de bénéficier d’une excellente bande passante indispensable à la fluidité des échanges, d’une fiabilité de la communication et d’une application standard qui est le navigateur web (Internet Explorer, Firefox, Chrome, Safari, Opera…).
Dans la pratique:
- les serveurs de l’entreprise, des matériels bien physiques, donc, sont remplacés par des services; l’entreprise n’investit plus dans ces matériels et n’en assure donc plus la maintenance;
- l’utilisateur paie les services à l’usage,
- les capacités de calcul sont déportées et mutualisées et les utilisateurs se voient allouer des capacités variables en fonction de leur charge;
Différents nuages
Cette définition fait place, dans la réalité à des situations plus nuancées:
- Nuage privé: le “nuage” peut être interne à la Direction des Systèmes d’Information ou d’un nuage accessible via des réseaux sécurisés hébergé chez un tiers et mutualisés aux différentes entités de l’entreprise. Ce nuage peut éventuellement partiellement ouvert à des partenaires privilégiés (les élus dans une municipalité, les fournisseurs d’une entreprise…)
- Nuage privé externalisé: il s’agit d’une plateforme qui vise à fournir de façon externalisée les mêmes garanties que le Nuage privé avec sécurité des échanges qui ne passent pas par internet mais avec une mutualisation moindre que dans un Nuage public;
- Nuage public: les ressources sont accessibles par internet, gérées entièrement par un prestataire privé externe avec des ressources partagées par tous ses clients.
Avantages
La mutualisation apporte une optimisation des coûts. Elle apporte une évolutivité et une souplesse incomparable avec la possibilité d’absorber les pics de charge. Les services apportent une très grande fiabilité car ils sont basés sur des infrastructures performantes renforcées par des politiques de tolérance aux pannes que ne pourrait pas s’offrir chaque utilisateur.
Sécurité
Les mécanismes d’identification mis en place par les fournisseurs garantissent un haut niveau de sécurité; à ceux-ci s’ajoutent des sécurités prises par l’entreprise en matière de gestion des identités des utilisateurs de l’entreprise.
Il reste que cette architecture n’a pas levé toutes les craintes:
- quels types de données sont accessibles, qui peut y accéder?
- qui dispose de droits pour envoyer et recevoir des données en dehors de l’entreprise?
- quel est le niveau de sécurité qui garantit la confidentialité des données au sein du nuage public?
- comment les données sont-elles échangées, en clair ou cryptées?
- peut-on obtenir que les données restent localisées dans un pays donné?
- garantit-on la traçabilité et la non-modification des données?
Les fournisseurs de ces services
Les principaux fournisseurs ont pour nom: Amazon, Google, IBM, Intel, Red Hat, Microsoft, Zoho, Yahoo… mais on trouve également de plus en plus d’éditeurs de logiciels métiers, finance, comptabilité, gestion de la relation client qui proposent de louer l’utilisation de leurs programmes en ligne.
Associations, administrations et particuliers peuvent-ils en bénéficier?
A vrai dire, une bonne partie de ce que l’on appelle le Web 2.0 est née du développement de ces techniques.
Le premier service que l’on peut nommer est le stockage des photos en ligne, associé aux différentes prestations offertes, payantes comme le tirage de photos ou l’impression d’albums, gratuites comme la retouche photo en ligne ou la création de diaporama. Les services bureautique de type Google, ThinkFree ou Zoho offre la création, le partage et le travail collaboratif pour des documents de type texte, tableur ou présentation. L’hébergement de vidéos a également connu un très grand succès…
Voir
Programmes de type Office (traitement de texte, tableur, présentation):
Programme Tableur:
Stockage et/ou retouche photos:
Hébergement et publication en ligne de pdf:
Création, hébergement et diffusion de diaporama:
Hébergement et diffusion de vidéos:
Et enfin la connaissance dans le nuage:
***
C’est probablement le futur, il ne faut pas passer a coté et savoir s’adapter !
Il s’agit peut-être du futur mais actuellement l’effet immédiat est la délocalisation de milliers d’emplois vers des pays à main d’œuvre à bas coûts…
Hélas, les tergiversations d’Atos, Dassault, Orange, SFR, Thallès,… sur un cloud français ne risquent pas de permettre le décollage rapide d’une alternative permettant de conserver ces emplois sur notre territoire….
Une municipalité de gauche se devant d’envisager ses choix aussi sous un angle social, la municipalité de Fontenay devrait systématiquement exiger des garanties de ses fournisseurs sur la localisation physique des services qu’elle utilise…